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dyslexie

janvier 2nd, 2009 by cfieljadida2009

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Définition :

La dyslexie est bien un déficit, inscrit dans la

Nomenclature Française des Déficiences, Incapacités et Handicaps.

Les ministères de la Santé et de l’Education nationale considèrent

une population de 4 à 6% d’enfants dyslexiques comme « plausible », soit en moyenne

un enfant par classe.

Les causes fréquentes de retard d’apprentissage doivent être

écartées.

Pas de déficience intellectuelle.

Une vision et une audition normales ou corrigées avec succès.

Une scolarisation régulière et adaptée.

Pas de carence éducative.

Pas de trouble de la personnalité.

* Cette définition, retenue par l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé permet de

regrouper sous le même terme des troubles touchant spécifiquement l’apprentissage et l’usage de la lecture,

mais dont les symptômes sont différents.

« Déficit durable et

significatif du langage écrit

qui ne peut s’expliquer par

une cause évidente*. »

La notion de « durabilité » implique qu’on ne

peut pas diagnostiquer une dyslexie chez un

enfant de CP qui éprouverait des difficultés à

entrer dans l’apprentissage du langage écrit.

On peut toutefois soupçonner l’existence de

ce trouble et orienter vers un spécialiste, dès

la maternelle. En règle générale, un retard de

18 à 24 mois dans les capacités de lecture sera

retenu comme critère de persistance des

troubles.

De même, l’aspect « significatif» du

déficit renvoie non pas à un degré

d’atteinte, mais plutôt à l’aspect

spécifique des troubles compte tenu

des potentialités de l’enfant dans

d’autres domaines. Les difficultés ne

touchent que le domaine de l’écrit.

Dyslexie ?…



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Il existe plusieurs types de dyslexie:

Chacun de ces types de dyslexie peut être

plus ou moins sévère.

…Types de dyslexie

La dyslexie « phonologique »:

l’enfant éprouve

des difficultés à associer une graphie à un son. Il lit de

façon globale car il est capable de mémoriser de

nombreux mots (il pourra lire « oignon » s’il l’a déjà

rencontré et mémorisé, mais lira difficilement des mots

composés de syllabes simples mais peu fréquents dans la

langue). La lecture de mots nouveaux est source

d’erreurs, le déchiffrage est lent. L’apprentissage d’une

langue étrangère apparaît difficile lorsque celle-ci est

« opaque » (comme l’anglais, plus particulièrement), car il

est nécessaire de bien percevoir et mémoriser les nouvelles

sonorités pour les écrire et les lire.

La dyslexie « de surface »:

l’enfant déchiffre bien

les mots, dans la mesure où ils sont composés de syllabes

régulières (m et a = ma). Il n’a pas de difficulté pour associer

une graphie à un son. En revanche, il ne mémorise pas ou

peu l’orthographe des mots entiers (phare, chorale,

maintien par exemple). Sa lecture est lente, car il procède

toujours en décomposant les mots par segments. L’accès au

sens est perturbé, car l’enfant ne saisit pas les nuances

induites par l’orthographe.

Ce type de dyslexie est très rarement observé pur.

Les dyslexies « mixtes »:

les deux types de dyslexie

sont combinés. Il existe des difficultés de traitement des sons et

un trouble de la mémorisation des mots entiers.

La dyslexie « visuo-attentionnelle » :

l’enfant

possède une bonne mémoire de l’orthographe des mots et est

capable de transcrire les sons en lettres. Le type d’erreurs

rencontrées dans ce trouble dyslexique correspond à des

inversions dans les groupes de lettres, des omissions, des

ajouts, des reformulations approximatives, des sauts de lignes.

Il peut confondre des lettres et des mots avec d’autres leur

ressemblant étroitement. Il s’agit d’un trouble affectant

l’attention nécessaire à l’activité de lecture.



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La dyslexie se définit par un déficit en lecture. Celui-ci est engendré par d’autres

troubles affectant les compétences de base nécessaires à l’apprentissage de la

lecture.

Un seul de ces troubles suffit pour justifier une demande de bilan, mais la présence de

ceux-ci ne traduit pas systématiquement un trouble dyslexique.

Les difficultés spécifiques responsables des troubles de

la lecture chez l’enfant dyslexique.

… Troubles des enfants dyslexiques …

La discrimination visuelle

:

en dépit d’une vision normale avec ou

sans correction, l’enfant différencie

difficilement des formes proches.

D’où les confusions visuelles de

lettres

f / t, n / r, m / n, p / q / b / d et les

inversions dans les séquences de lettre

(pro/por…). Par ailleurs, l’enfant

dyslexique peut présenter des

dysfonctionnements de la motricité

oculaire, qui gêneront la lecture : des

saccades incontrôlées peuvent faire

perdre un mot ou une ligne dans le

texte.

La discrimination auditive

:

le niveau

d’audition est normal, mais l’enfant perçoit

difficilement la différence entre les sons proches

p / b, t / d, k / g, f / v, s /z, ch / j, m / n, r / l.

Cela se traduit par des erreurs d’écriture et aussi

d’enchaînement des sons dans la production orale

(les inversions, ajouts … signent des difficultés de

traitement séquentiel des informations auditives).

La mémoire visuelle

:

c’est la mémoire

visuelle de travail, c’est-à-dire la rétention

d’éléments perçus visuellement, qui fait défaut

chez l’enfant dyslexique. Dans l’activité de lecture,

l’enfant retient peu ou mal la forme et l’ordre des

lettres, alors qu’il doit effectuer une tâche de

conversion de celles-ci en sons. La mémoire

visuelle à long terme peut également être touchée,

entraînant une impossibilité de retenir l’orthographe

des mots, même courants.

La mémoire auditive

:

c’est également

la mémoire auditive de travail qui fait défaut, ou

la capacité à maintenir et à travailler sur des

informations

sonores.

L’enfant

retient

difficilement les sons entendus à l’intérieur d’un

mot ou les mots à l’intérieur d’une phrase. Il en

découle des difficultés de répétition de mots et

des erreurs d’écriture avec des omissions, des

confusions, des inversions de lettres ou de mots.



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L’organisation temporo-spatiale

:

l’enfant éprouve des difficultés à se situer dans le

temps et dans l’espace. La gauche et la droite sont

longtemps confondues. Il ne se situe pas facilement

dans le temps social (matin, après-midi, hier, avant-

hier…).

La latéralité

:

l’enfant met plus de temps

qu’un autre à définir son côté dominant (œil,

pied, main). Si la latéralité est mal installée ou non

homogène (pas le même côté dominant pour l’œil et

la main par exemple), l’enfant va éprouver des

difficultés à coordonner les mouvements des yeux

au geste graphique et aux nécessités du sens

conventionnel de la lecture.

Le langage oral

:

l’enfant peut présenter un retard de parole, c’est-à-dire qu’en

l’absence de trouble articulatoire, les mots sont prononcés de façon incorrecte. Des sons sont

omis, transformés, inversés dans les mots prononcés (« bologan » pour « toboggan »,

« tris »pour « triste ». Cela traduit une difficulté de discrimination et de mémoire auditive.

Le vocabulaire peut s’avérer imprécis (« fruit » pour «poire », «c’est un truc pour …»).

L’enfant précise difficilement sa pensée, ses phrases sont peu structurées, il cherche ses

mots.

L’enfant dyslexique présente un trouble persistant de la manipulation des unités sonores de

la parole (conscience phonologique).

La compréhension orale est le plus souvent normale.

La coordination motrice

:

l’enfant

semble maladroit. Il manipule les ciseaux avec

difficulté, met du temps à s’habiller. Les erreurs de

boutonnage et d’endroit-envers sont fréquentes. Les

mouvements fins à but précis (écriture, coloriage,

tissage…) démontrent une maladresse.

L’attention

:

l’activité de lecture demande un

haut niveau d’attention pour être effectuée dans les

meilleurs conditions. Certains enfants présentent

une instabilité et un déficit de concentration,

même s’ils sont intéressés par les activités

proposées en classe. Il s’agit d’un trouble à part

entière qui peut être traité pour aider l’enfant à être

plus disponible aux apprentissages.



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Tous ces troubles constituent des signes d’alerte et

témoignent de troubles d’apprentissage.

L’enfant ne possède pas les compétences de base permettant d’apprendre à lire dans de

bonnes conditions.

Cependant, des troubles de la lecture peuvent exister en dehors de la dyslexie. Il

s’agira alors de troubles non spécifiques du langage écrit.

Les bilans prescrits par le médecin sont motivés par la présence d’un ou plusieurs des

signes précédemment décrits. Ils ont pour but de déterminer l’absence ou la présence

des causes fréquentes de troubles du langage écrit.

Les troubles

non spécifiques

du langage

écrit peuvent apparaître en cas de :

Retards de parole et de langage liés à une immaturité ou à une carence

éducative (troubles fonctionnels du langage).

Surdité transitoire ou chronique (otite séreuse).

Scolarisation irrégulière.

Scolarisation inadaptée (si la pédagogie n’est pas différenciée en cas de

surdité ou de déficience intellectuelle).

Trouble visuel non corrigé.

Manque d’envie d’apprendre à lire, ou incompréhension des mécanismes

et des buts de la lecture.

Immaturité intellectuelle et affective (l’enfant n’est pas encore prêt pour

l’apprentissage de la lecture).

Trouble psychologique (transitoire ou non) ou psychiatrique.

Déficience intellectuelle.

Le diagnostic de dyslexie ne peut être posé que

si et seulement si ces causes ont été écartées.

Le type et les objectifs de prise en charge seront différents. Les techniques employées

pour rééduquer le langage écrit chez le malentendant, l’enfant déficient intellectuel,

l’enfant dysphasique … seront différentes, même si les erreurs rencontrées sont

similaires (inversions, confusions de sons…).

Troubles non spécifiques



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Les projets pédagogiques doivent prendre en compte les particularités de chaque

trouble du langage écrit, en fonction des bilans médicaux et paramédicaux.

Ces troubles existent en dehors d’une déficience

intellectuelle ou d’une immaturité.

Une prise en charge adaptée peut leur permettre

d’améliorer leurs performances ou de détourner leurs

difficultés par la mise au point de stratégies de

compensation.

Dyslexie accompagnée …

entraînant un défaut de reconnaissance du stimulus lorsqu’il s’agit d’un stimulus de type

langagier (Tallal, 1996).



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… Lecture …

Posted in علوم التربية, عربية, Français |


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