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Guide des Ressources sur la Dyscalculie

janvier 19th, 2009 by cfieljadida2009

Guide des Ressources sur la Dyscalculie
Anna J. Wilson, Février 2005, traduit de l’anglais par Susannah Revkin
Le but de ce document est d’expliquer ce qu’est la dyscalculie à l’aide des connaissances
actuelles issues des recherches dans le domaine des neurosciences cognitives. Ce document
vise à amener des réponses aux questions qui sont fréquemment posées, et à diriger le lecteur
vers les autres ressources existantes. Ces références incluent à la fois des articles-clés de la
littérature scientifique de ce domaine et des suggestions de lectures destinées plus
spécifiquement aux enseignants et aux parents.
Anna Wilson est une chercheuse post-doctorante travaillant au sein de l’équipe INSERM
U562 à Paris, où elle mène une étude dans le domaine des neurosciences cognitives sur la
rééducation de la dyscalculie.
Remarque: dans ce document, l’emploi du terme «dyscalculie» fait référence à la dyscalculie
développementale (présent dès la naissance ou petite enfance) et non à la dyscalculie acquise
(comme résultat d’une atteinte du cerveau chez l’adulte).
Qu’est-ce que la dyscalculie?
La première définition neuropsychologique de la dyscalculie développementale a été avancée
par le chercheur Kosc (1974), qui l’a définie comme une difficulté au niveau des
performances en mathématiques résultant d’un déficit situé dans les parties du cerveau qui
sont impliquées dans le traitement du calcul; cette difficulté se manifesterait en l’absence
d’une atteinte concomitante des fonctions mentales générales. Cette définition est la même
définition que celle utilisée actuellement par les chercheurs en neurosciences cognitives dans
le cadre de leurs recherches sur les causes et l’étiologie de la dyscalculie.
Y a-t-il d’autres définitions de la dyscalculie?
Oui, il y a d’autres définitions de la dyscalculie, de même que d’autres concepts similaires qui
sont définis de manières légèrement différentes. Par exemple, le DSM-IV inclut le diagnostic
F81.2 [315.1] “Trouble du calcul”, et aux Etats-Unis, il existe une définition dans le domaine
des sciences de l’éducation de ce qu’on appelle «Mathematical Disabilities», et qui est liée à
la définition légale des troubles de l’apprentissage issue de la loi publique 94-142.
Toutes ces définitions ont en commun les points suivants:
1) La présence de difficultés en mathématiques
2) La spécificité (plus ou moins importante selon les définitions) de ces troubles: c’est-à-dire
une absence de difficultés généralisées à plusieurs autres domaines académiques
3) La supposition que ces troubles sont causés d’une manière ou d’un autre par une
dysfonction cérébrale.
Quelle est la cause de la dyscalculie?
Comme évoqué plus haut, on pense que la dyscalculie développementale est causée par le
dysfonctionnement de processus de traitement du calcul et d’aires cérébrales particulières.
Cependant, il est important de souligner le fait que la recherche s’intéressant à cette question
n’en est qu’à ses débuts. Le but des chercheurs en neurosciences cognitives est de développer
à terme la possibilité d’établir un diagnostic de dyscalculie basé sur le fonctionnement du
cerveau, et ce dès le plus jeune âge du sujet. L’idée est de développer également des
techniques de prévention et de rééducation basées ici encore sur le fonctionnement du
cerveau.
Qu’est-ce qui nous permet d’être optimiste concernant cette possibilité ? Premièrement, les
recherches dans le domaine de la dyslexie (qui ont une avance d’une bonne trentaine
d’années) ont désormais clairement mis en évidence une association entre ce trouble et
l’existence d’un hypofonctionnement d’aires cérébrales impliquées dans la lecture ; ces
recherches ont également démontré qu’il est possible de détecter ce trouble dès l’enfance, et
de le rééduquer à l’aide de programmes d’entraînement auditif (Lyytinen et al., sous presse).
Deuxièmement, les résultats des recherches qui ont déjà été effectuées dans le domaine de la
dyscalculie semblent aller dans la bonne direction. L’étude des troubles génétiques et
développementaux associés à la dyscalculie, (c’est-à-dire le syndrome de Turner et le
syndrome d’alcoolisme foetal ; Isaacs et al., 2001; Molko et al., 2003) montre des atteintes
cérébrales dans des aires du cerveau qui sont connues pour être impliquées dans le traitement
du calcul (des parties spécifiques des lobes pariétaux). Aussi, les dyscalculiques
développementaux montrent des difficultés dans des tâches cognitives de base dont on sait
qu’elles activent ces aires cérébrales (Landerl et al., 2004).
Enfin, la recherche dans le domaine de la dyscalculie acquise (dyscalculie acquise suite à une
lésion cérébrale) converge avec les données présentées ci-dessus : une atteinte de ces mêmes
régions cérébrales résulte en une dyscalculie qui présente des similitudes avec la dyscalculie
développementale (Stanescu-Cosson et al., 2000).
Si la cause du problème se situe dans le cerveau, n’est-il pas vrai que cela
signifie qu’on ne peut rien faire ??
Non! Ceci est une idée reçue très fréquente. Le fonctionnement et la structure du cerveau
reflètent non seulement nos gènes, mais également l’influence de notre environnement, et
enfin l’interaction entre les deux. Les recherches menées au cours de ces 30 dernières années
environ ont montré que le cerveau peut faire preuve d’une surprenante plasticité, c’est-à-dire
qu’il est capable de se modifier sous l’influence de l’expérience. L’étude de la dyslexie a
montré qu’une utilisation de programmes d’entraînement auditif peut résulter en une
amélioration marquée de la lecture (Merzenich et al., 1996; Temple et al., 2003). Cette
découverte a fondamentalement aboutit grâce à la recherche sur le cerveau ; les études
montrant une implication importante des aires cérébrales auditives dans la lecture (une
découverte très contre intuitive!) a mené les chercheurs à essayer des programmes
d’entraînement auditif.
Comment la dyscalculie est-elle diagnostiquée ?
Étant donné que nous n’avons actuellement aucun moyen pour diagnostiquer la dyscalculie
sur la base de ses causes sous-jacentes, nous devons poser ce diagnostic sur la base des effets
qui s’en suivent, à savoir les difficultés en mathématiques. Ceci est beaucoup plus difficile à
faire, parce qu’il existe d’autres facteurs qui peuvent entraîner les mêmes effets. En d’autres
termes, « il y a de nombreuses causes qui peuvent être à la base de mauvaises performances
en maths! » . Les causes autres que la dyscalculie incluent : de mauvaises instructions, un
manque de motivation, des troubles attentionnels, des troubles anxieux, ou encore un retard
mental.
Les méthodes de diagnostic de la dyscalculie diffèrent de manière importante, mais incluent
en général certains aspects communs: 1) l’identification d’une difficulté en mathématiques qui
interfère dans le cadre du parcours académique ou de la vie de tous les jours, et 2) la tentative
d’écarter l’implication d’autres facteurs potentiellement responsables de la difficulté
rencontrée. L’idée étant bien sûr qu’une fois tous ces autres facteurs écartés, la seule
explication possible qui reste est une dysfonction cérébrale. Pour un article sur le diagnostic
de la dyscalculie, voir Shalev & Gross-Tsur (2001).
Alors que tout ceci semble clair en théorie, ce n’est pas si évident en pratique. Quels tests
devraient être utilisés pour montrer une difficulté en mathématiques, et où faut-il placer la
frontière qui va séparer les performances déficitaires des performances attendues ? Comment
écarter l’implication d’autres facteurs, et quels autres facteurs devraient être écartés? Par
exemple, si un élève présente des difficultés en mathématiques en raison d’une difficulté à
mémoriser l’information verbale, ce qui signifie qu’il ne peut se souvenir de ses tables de
multiplication, est-il dyscalculique pour autant? Actuellement, il existe peu de consensus sur
ces points, mais la poursuite des recherches en cours devrait mener à une convergence des
différents points de vue.
Quelle est la prévalence de la dyscalculie?
En raison de la diversité des critères utilisés pour poser le diagnostic de dyscalculie, il est
difficile de déterminer quel est le pourcentage de la population qui souffre de ce trouble.
Cependant, les études de prévalence qui ont été menées nous permettent de nous faire une
idée générale de ce pourcentage. Sur l’ensemble de ces études, la prévalence estimée varie
entre 3 et 6% (Badian, 1999; Gross-Tsur et al., 1996; Lewis et al., 1994).
Quel est le lien entre dyscalculie et dyslexie?
Le lien entre dyscalculie et dyslexie n’est pas clair. Les études s’intéressant au pourcentage de
dyscalculiques qui présentent également une dyslexie aboutissent à des résultats qui diffèrent
de manière importante: les estimations varient entre 17% et 64% (Badian, 1999; Gross-Tsur et
al., 1996; Lewis et al., 1994). Aussi, on ignore s’il existe une cause commune à la présence
conjointe de ces deux types de troubles chez les mêmes enfants, et, si oui, à quel niveau elle
pourrait se situer, par exemple s’il s’agirait d’une région cérébrale commune, ou plutôt d’un
facteur de développement cérébral général. Les chercheurs sont actuellement en train
d’investiguer cette question.
Quelle est la relation entre dyscalculie et «anxiété des maths»?
L’ «anxiété des maths » est le nom donné au sentiment de tension et de crainte que certains
enfants et adultes présentent, et qui est souvent spécifiquement associé à une activité
mathématique (Ashcraft, 2002). Il existe très peu de recherches qui s’intéressent à la
corrélation entre ce trouble et la dyscalculie. Une hypothèse raisonnable est que la dyscalculie
pourrait augmenter les risques de présenter une anxiété des maths ; les travaux préliminaires
de Butterworth et collègues qui concernent des groupes d’enfants dyscalculiques soutiennent
cette idée. Il est aussi possible que l’anxiété des maths puisse être la cause de la dyscalculie ;
ceci semble cependant moins probable.
Quel est le lien entre dyscalculie et trouble déficit de
l’attention/hyperactivité?
La dyscalculie semble aussi être associée à des troubles du comportement tels le trouble
déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) (pour les cas où le diagnostic de dyscalculie
n’exclut pas la présence de ces troubles). Les estimations du pourcentage d’enfants
dyscalculiques qui présentent également un TDAH se situent entre 15 et 26% (Lindsay et al.,
2001). Comme pour les cas d’une association entre dyscalculie et dyslexie, il n’est pas clair si
les enfants souffrant à la fois d’une dyscalculie et d’un TDAH présentent un “double déficit”,
ou si leurs difficultés en mathématiques sont causées par leurs difficultés à maintenir leur
attention de manière soutenue.
Y a-t-il d’autres troubles auxquels la dyscalculie peut être associée ?
La dyscalculie peut être associée à des troubles génétiques et aussi parfois foetaux, qui
incluent le syndrome de Turner, le syndrome de Williams (Ansari & Karmiloff-Smith, 2002),
et le syndrome d’alcoolisme foetal.
Existe-il différents types de dyscalculie ?
Ce point a été très débattu, et est actuellement encore sujet à controverses. Il s’agit d’un point
important parce que, d’une part, il constitue une étape du processus d’identification des causes
de la dyscalculie, et, d’autre part, parce que, s’il existe effectivement différents types de
dyscalculie, ceux-ce devraient probablement être diagnostiqués et traités de manières
différentes.
Pour défendre l’hypothèse de l’existence de différents types de dyscalculies, certains
chercheurs ont avancé l’argument que le pattern de difficultés présentées diffère entre les
enfants qui souffrent à la fois d’une dyscalculie et d’une dyslexie et ceux qui souffrent
uniquement d’une dyscalculie. Lors de la première vague de recherches dans ce domaine,
Rourke (e.g., 1993) a argumenté que le groupe dyscalculie/dyslexie pourrait avoir des déficits
hémisphériques gauches qui causeraient des difficultés de traitement verbal, et que le groupe
dyscalculie seule aurait des déficits hémisphériques droits qui seraient responsables de
difficultés de traitement non-verbal. Cependant, cette distinction n’a pas été soutenue par les
données issues des recherches subséquentes et semble trop simpliste.
Des recherches plus récentes menées par Jordan et collègues (Jordan et al., 2003) ainsi que
par Shalev et collègues (Shalev et al., 1997) suggèrent que le groupe dyscalculie/dyslexie a
simplement davantage de difficultés en mathématiques, et particulièrement des difficultés
dans des tâches plus verbales. Cependant, ce groupe d’enfants présente malgré tout les
mêmes difficultés dans des tâches qui relèvent davantage de capacités non-verbales. Il
semblerait, d’après cette recherche, que ce groupe présente bien deux déficits distincts qui se
combinent pour produire encore davantage de difficultés qu’un unique déficit.
Geary (1993), un autre chercheur, a proposé trois différents sous-types de dyscalculie, un basé
sur des difficultés dans la récupération de faits arithmétiques (c’est-à-dire la récupération des
résultats d’additions simples et des résultats des tables de multiplication, résultats qui ont été
en général mémorisés), un basé sur des difficultés dans l’apprentissage de procédures et de
stratégies, et un basé sur des difficultés visuo-spatiales.
Comme vous pouvez le constater, il existe peu de consensus dans ce domaine, et d’autres
études sont encore nécessaires. Le problème provient en partie du fait que chaque groupe de
recherche utilise des tests différents, et que les types de dyscalculie trouvés semblent donc liés
à ce facteur ! Plusieurs chercheurs travaillent activement sur cette question; nous en saurons
donc bientôt un peu plus…
Comment savoir si mon enfant est dyscalculique ?
Si votre enfant présente des difficultés persistantes en mathématiques, vous devez penser à
une éventuelle dyscalculie, même si votre enfant présente également des difficultés en lecture.
Nous vous recommandons de prendre rendez-vous pour un bilan orthophonique afin que votre
enfant bénéficie d’une évaluation. La phase de diagnostic devrait inclure des entretiens avec
vous et votre enfant, un test de QI, et des tests de performances en mathématiques, de même
qu’un examen plus détaillé des capacités mathématiques.
Le type de diagnostic variera en fonction du lieu et de la personne que vous consulterez.
N’oubliez pas que vous avez le droit d’être informé des résultats, et que vous êtes la personne
qui connaît le mieux votre enfant. N’hésitez pas à demander un deuxième avis si vous
éprouvez des doutes concernant le diagnostic. Il vous faut garder en tête que la dyscalculie est
moins bien connue que la dyslexie, ce qui la rend difficile à diagnostiquer. Il vous faudra
peut-être faire preuve de persévérance !
Est-ce que le temps suffit pour surmonter la dyscalculie?
Bien qu’il soit possible, pour certaines formes de dyscalculies, que les difficultés présentées
s’estompent d’elles-mêmes avec le temps (surtout pour les types de dyscalculies qui
impliquent des difficultés dans l’apprentissage de séquences et de stratégies; Geary, 1993),
dans la plupart des cas la dyscalculie de votre enfant ne disparaîtra PAS simplement avec le
temps. Il est donc important de faire appel à des professionnels; une aide spécialisée sera
nécessaire à votre enfant pour rattraper le retard en maths.
Est-il possible d’empêcher la survenue de la dyscalculie ?
A l’heure actuelle, non (à part le fait de ne pas boire d’alcool pendant la grossesse, puisque
cela semble être une des causes possibles). Nous espérons que tous les types de dyscalculie
pourront à l’avenir être diagnostiqués très tôt, de sorte que ces enfants puissent recevoir un
appui pour l’apprentissage des mathématiques avant même d’entrer à l’école ou pendant les
premières années scolaires. Dans le cas où cette aide précoce serait efficace, nous pourrions
espérer « restaurer » l’apprentissage mathématique à un niveau normal, et éviter ainsi
l’apparition, plus tard, de difficultés d’apprentissage.
Comment rééduquer la dyscalculie ?
De nombreuses recherches ont été menées sur cette question dans le domaine des sciences de
l’éducation, et il existe de nombreuses rééducations conçues spécialement pour des enfants
présentant des difficultés en mathématiques. Cependant, parmi ces rééducations, rares sont
celles qui ont été rigoureusement testées pour leur efficacité; de plus, les rares études qui ont
été menées à ce sujet incluent des enfants qui présentent des difficultés mathématiques dont la
source peut être très variée, ne provenant pas uniquement d’une dyscalculie.
Ainsi, la recherche sur la rééducation de la dyscalculie n’en est qu’à ses débuts. Je suis
personnellement impliquée dans un projet qui vise à tester un programme de rééducation
conçu pour des enfants dyscalculiques, et d’autres projets du même type sont en cours. Nous
espérons que des réponses claires et solides émergeront de ces recherches dans les 5 à 10
années à venir.
Quelles sont les conséquences d’une dyscalculie qui n’a pas été traitée ?
Alors que la dyscalculie est moins handicapante que la dyslexie, elle a néanmoins un impact
négatif sur la vie de ceux qui en souffrent. De nombreux dyscalculiques trouvent le moyen de
compenser leur trouble, par exemple en utilisant une calculatrice lorsque cela est possible,
cependant l’aide apportée par ces stratégies est limitée. D’autres font simplement de leur
mieux pour éviter les maths. Les enfants et les adultes ressentent l’impact de leur dyscalculie
dans la vie de tous les jours (par exemple pour gérer ses finances); mais la dyscalculie affecte
également leur carrière, en limitant leurs possibilités académiques et professionnelles (Rivera-
Batiz, 1992).
Je suis un enseignant, à quoi dois-je être attentif en classe?
Essayez de repérer les enfants qui peinent en mathématiques, même s’ils semblent assez
intelligents, et s’ils s’en sortent bien dans les autres matières (ils peuvent cependant présenter
des difficultés en lecture).
Voici une liste non exhaustive des « symptômes » possibles à rechercher:
• Semble ne pas avoir le « sens des nombres »
• A de la difficulté à apprendre à compter correctement, à mémoriser des faits
arithmétiques, à suivre des procédures, ou à exécuter des stratégies de comptage.
• Peut faire la/les tâche(s) listée(s) ci-dessus, mais lentement
• Fait preuve d’une aversion ou d’une anxiété envers les maths, ou présente des
comportements d’évitement
Comment enseigner les maths à un enfant dyscalculique?
Premièrement, un enfant dyscalculique a besoin d’aide supplémentaire pour étudier les
mathématiques. Vous devez garder à l’esprit qu’il existe plusieurs points de vue sur le
meilleur moyen de rééduquer la dyscalculie, et seul un petit nombre est basé sur des
recherches. Vous devez donc vous faire un peu une idée de ce qu’il y a « sur le marché ». Cidessous
vous trouverez quelques références qui pourraient vous être utiles.
En fin de compte, la meilleure approche consiste probablement à a) identifier les domaines
dans lesquels l’enfant présente des difficultés, et b) essayer de les cibler lors de l’intervention.
Il est important de réaliser que certaines difficultés peuvent résulter d’une atteinte de très bas
niveau, telle l’atteinte de la compréhension du sens des nombres, ou celle de la mémoire
verbale; une intervention mettant l’accent sur la compréhension devrait être plus bénéfique
dans le cas d’un atteinte du premier type, alors qu’une intervention constituée d’entraînements
répétés profiterait probablement davantage à un enfant présentant le deuxième type de trouble.
Orthophonie
En France, si vous cherchez un(e) orthophoniste spécialisé(e) dans la rééducation des maths,
vous pouvez contacter la société GEPALM, qui forme les orthophonistes à rééduquer le
calcul. La formation est issue de l’approche piagétienne, mais chaque orthophoniste a sa
propre approche. La société peut vous fournir une liste des orthophonistes spécialisé(e)s en
calcul dans votre ville ou quartier (voir «listes rééducateurs» sur le site).
GEPALM, 60 Bd Saint Marcel, 75005 Paris
Tél: 01 47 07 82 11
Fax: 01 43 31 49 13
Site internet à: http://www.gepalm.org/
Autres ressources utiles pour enseignants et parents
Livres en français:
Stanislas Dehaene (1997). La Bosse des Maths. Éditions O. Jacob, Paris. Introduction
générale à la cognition numérique destinée au public.
Michel Fayol (1997). L’enfant et le nombre: Du comptage à la résolution de problèmes.
Éditions Delachaux & Niestle. Introduction au développement de la représentation du
nombre chez l’enfant.
Anne Van Hout, Claire Meljac & Jean-Paul Fischer (2005). Troubles du calcul et
dyscalculies chez l’enfant. 2ème édition. Éditions Masson, Paris.
Livre plus «académique»: Symptômes, causes, évaluation et remédiation de la
dyscalculie. Développement des capacités numériques chez l’enfant.
Mauro Pesenti (2000). Neuropsychologie des troubles du calcul. Éditions Solal. Livre plus
académique, origines cérébrales des troubles du calcul.
Articles en français
Wilson, A. J. (sous presse). Dyscalculie développementale: L’approche “neurocognitive”.
Annals of the Foundation Fyssen.
Molko, N., Wilson, A., & Dehaene, S. (2005). La dyscalculie développementale, un trouble
primaire de la perception des nombres. Médecine et Enfance, 1-6.
Molko, N., Wilson, A. J. & Dehaene, S. (2004). Dyscalculie, le sens perdu des nombres. La
Recherche, 379, 42-47. (Téléchargeable depuis www.unicog.org )
Vaivre-Douret, L. & Tursz, A. (1999). Les troubles d’apprentissage chez l’enfant: Un
problème de santé publique? Actualité et Dossier en Santé Publique.
(Téléchargeable depuis http://hcsp.ensp.fr/hcspi/docspdf/adsp/adsp-26/ad262366.pdf )
Ressources Internet en français
Hélène Audren (2005). Quelques éléments de réflexion sur la dyscalculie. http://www.acgrenoble.
fr/rep.fontaine/stage/dyscalculie.htm. Académie de Grenoble.
Revue sur la dyscalculie (CENOP de Montréal Québec)
http://www.cenopfl.com/documentation/dyscalculie.htm
Site de coordination des intervenants auprès des personnes souffrant de dysfonctionnements
neuropsychologiques. http://www.coridys.asso.fr/ Site officiel comportant une rubrique
juridique, une base documentaire, et de nombreux liens vers d’autres ressources.
Quelques informations sur la dyscalculie.
Livres en anglais
Brian Butterworth. (1999). The Mathematical Brain. MacMillan, London. Introduction
générale à la cognition numérique destinée au public.
Brian Butterworth & Dorian Yeo. (2004). Dyscalculia Guidance: Helping Pupils with
Specific Learning Difficulties in Maths. Nfer Nelson, London. Guide pour enseignant,
contenant des exercices.
Sites Internet en anglais
United States National Center for Learning Disabilities. http://ncld.org. Comprend des pages
d’informations factuelles sur la dyscalculie, et des liens vers d’autres ressources
locales.
LDOnline. http://www.ldonline.org/. Site américain avec des liens vers de nombreuses
ressources, dont des textes portant sur les troubles du calcul.
The OECD’s Brain and Learning site. http://www.oecd.org/edu/brain. Projet OCDE financé
par NSF et dont le but est de développer un réseau d’information sur la dyslexie et la
dyscalculie, et sur les outils de rééducation.
Le site Internet de Brian Butterworth (University College, London)
http://www.mathematicalbrain.com. Site sur la dyscalculie et la cognition numérique,
mises à jour sur l’état actuel des recherches, et liens vers d’autres ressources.
INSERM U562 http://www.unicog.org, (Laboratoire dirigé par Stanislas Dehaene). Mises à
jour sur l’état actuel des recherches, et listes d’autres articles académiques à lire. Voir
la page “Numbers”.
Références académiques
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neuroconstructivist perspective. Trends in Cognitive Sciences, 6(12), 511-516.
Ashcraft, M. H. (2002). Math anxiety: Personal, educational, and cognitive consequences.
Current Directions in Psychological Science, 11(5), 181-185.
Badian, N. A. (1999). Persistent arithmetic, reading, or arithmetic and reading disability.
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Geary, D. C. (1993). Mathematical disabilities: Cognitive, neuropsychological and genetic
components. Psychological Bulletin, 114(2), 345-362.
Gross-Tsur, V., Manor, O., & Shalev, R. S. (1996). Developmental dyscalculia: Prevalence
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Isaacs, E. B., Edmonds, C. J., Lucas, A., & Gadian, D. G. (2001). Calculation difficulties in
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Jordan, N. C., Hanich, L. B., & Kaplan, D. (2003). A longitudinal study of mathematical
competencies in children with specific mathematics difficulties versus children with
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and specific reading difficulties in 9- to 10-year old boys and girls. Journal of Child
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Lyytinen, H., Guttorm, T. K., Huttunen, T., Hamalainen, J., Leppanen, P. H. T., & Vesterinen,
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2865.

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